L’une était avide
Forte d’un désir
De sortir de son vide
Contemplant ses presques rides
Soucieuse d’en rire
L’autre était morose
Ayant pour peu de chose
Intérêt à la prose
Du malheur d’une autre cause
Regardait entre deux poses
Le reflet d’une rose
Au suivi de quelques paroles
Remplies de séduisants symboles
Emis dans les vapeurs de l’alcool
D’une pression qui émotionne
Leurs deux mains folles
Elles décidèrent de retourner à l’école
De la tendresse des hommes
Toutes deux d’un même élan
D’abord se regardant
Puis physiquement se désirant
Espérant en rêvant
Les vibrations d’envies aidant
A un destin partagé plus clément
Puis ce fut la première apeurée
Par tant de félicité
Oubliant que demain est été
Qui voulu cessez d’espérer
Revivant la complexité
En sa mémoire du passé
Ainsi l’autre inquiété
Refusant toute autre destinée
Se mit à penser
Est-ce l’amour enchanté
Ou le cadeau empoisonné
De deux corps affamés
Auront-elles la grâce sublime
D’atteindre la plus haute cime
Du paradis qu’on leurs destine
Avec pour seule prime
La symbolique lime
Qui d’une rime
Supprime les doutes intimes
Sauront-elles souhaiter
Comme deux envies blessées
Qu’il faut ensemble oublier
Les douleurs passées
Pour oser envisager
Que l’avenir suit le passé
Afin de commencer les années
De leurs conjointes prospérité.
Construiront-elles demain l’amour
Comme tendresse sur velours
Valant le précieux détour
Jusqu’aux derniers jours
D’un commun rêve d’amour
Qui rimera avec toujours.
Moi, j’ai connu cela et vous ?
