Croire ou savoir


L’ignorance n’est-elle pas de croire que l’on sait ? Nous décidons de croire avec l’espoir de nous raccrocher à des certitudes et aussi pour faire face á nos peurs et nos angoisses les plus intimes.

Faites-vous partie des personnes qui prennent leur vie en main ou qui se contentent de croire ? Dès la naissance nos parents, les adultes, la religion, les partis, les autorités nous enseignent la croyance comme le moyen d’occulter une réalité peu sécurisante. Ainsi la croyance devient notre médicament de survie, notre calmant, notre cache misère en lequel nous nous accrochons et devenons toujours plus dépendant d’une illusion. Croire n’est pas savoir ce n’est qu’imaginer que l’on sait.

Crois en moi et tu seras ma victime consentante. Peu à peu, nos conditionnements deviennent multiples, notre apprentissage de la vie devient faussé et ainsi nous héritons non seulement des savoirs et des valeurs de nos parents, de nos éducateurs, et de la société, mais aussi de leurs angoisses, de leurs incertitudes, de leurs erreurs, de leurs convictions bonnes et mauvaises, de leurs superstitions ou de leur mal être, et souvent de leur ignorance qui se perpétuent ainsi de générations en générations.

La croyance est ainsi une illusion que l’on accepte de s’imposer. Pour certains croire est même devenu une assurance contre les risques devenu confortable. Croire enchaîne l’humain à l’illusion de ce qu’il n’est pas, faisant parfois naître les pires fanatismes, justifiant les excès de certaines croyances et les pires mensonges. A ce sujet Frederic Nietzsche a écrit que « la morale chrétienne est la plus grande malpropreté que l’humanité ait sur la conscience et que l’aveuglement du christianisme est aussi un crime contre la vie ». Ce qui parait être pareil pour d’autres religions.

Croire encourage l’orgueil, satisfait l’égo, amène le désir de supériorité, l’envie d’être de ressembler à… Croire génère l’esprit de compétition, le désir de posséder ce que l’on croit qui nous est dû. Croire enferme dans de fausses idées, diminue l’envie de progresser par soi-même, d’entreprendre un changement et permet d’être enchaîne á des faux espoirs diminuant notre libre arbitre.

La croyance et les manipulateurs qui en usent pour assurer leur pouvoir sont devenus les polluants ambiants de notre ignorance, faux inspirateurs de nos manières d’être, nous rendant souvent incapable de progresser, d’apprendre, d’étudier, d’évaluer, de choisir et d’agir par soi-même.

Si le paradis n’est plus reconnu comme un lieu, mais comme le rêve d’une croyance idéalisée. Les religions sont des œuvres humaines écrites et diffusée pour séduire et conduire, ceux qui renoncent à raisonner. Nous devrions renoncer á être, des endormis vivant au service de certaines croyances manipulées.

En ce siècle nouveau, de la connaissance des intelligences multiples, temps également dédié à l’apprentissage de ce qu’est l’intelligence émotionnelle et ses conséquences sur notre vie (cette intelligence émotionnelle, celle qui se réfère à la capacité de reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes) nous devrions apprendre à modifier nos valeurs de référence de la société et certains de nos comportements.

La promotion d’autres valeurs sont-elles possibles ? Collectivement nous avons besoin d’une nouvelle hygiène de la pensée, d’une hygiène de l’émotion ressentie et comprise pour pouvoir devenir naturellement soi, pour apprendre à vivre sans toutes ses fausses croyances imposées fondées sur des irréelles vérités non vérifiables.

Demain sera-t-il un autre jour…. Vivre sans croyances dominatrices, enjeu d’un futur apaisé, sera-t-il possible ? Apprendra-t-on à se fier au savoir acquis et reconnu sans avoir le besoin de croire ? C’est ce que devront décider les nouvelles générations et leurs éducateurs pour que l’humain retrouve son simple bon sens et sa vraie et naturelle bonne volonté solidaire.

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