Attention ! Ce texte pourrait ressembler à une prescription d’automédication pour une personne qui s’appliquerait à pratiquer son contenu, sans prendre le temps de la réflexion. A lire plusieurs fois si nécessaire.
L’égo croit toujours prendre le chemin le plus facile mais en réalité, il nous complique la vie, ce n’est qu’avec le choix de l’intelligence confronté à la raison qu’on peut réellement simplifier et modifier sa vie. L’ego se remplit de nos croyances et se module en réaction aux souffrances rencontrées dans sa vie.
Selon la canadienne Lise Bourbeau, enseignante et philosophe, dans un de ses livres « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même (Edition Pocket) », hautement recommandable et offrant de multiples clés pour mieux nous comprendre, elle nous y apprend que nous sommes parfois victime de trahisons, de rejets, d’abandons, d’humiliations et d’injustices formant l’acrostiche mnémotechnique (TRAHI).
Elle indique que les trahisons diverses subies dans notre parcours de vie, nous font émotionnellement susceptible de ressentir divers maux psychologiques voir physiques qui affectent grandement notre capacité d’avoir le plaisir de pouvoir être soi-même en toutes circonstances.
Les trahisons qui nous blessent profondément et modifient nos aptitudes et attitudes sont induites par nos parents, nos enseignants, nos camarades de classes, notre conjoint(e), notre ami(e), notre chef dans le travail, nos collègues de travail, notre gouvernement. Ils nous transmettent au moyen de l’amour ou de la confiance que l’on a envers eux, consciemment ou inconsciemment, leurs propres croyances ou souffrances non résolues affectant notre confiance en soi et dans les autres.
« Aimer c’est accepter l’autre même si l’on ne le comprend pas » dixit Lise Bourbeau.
Exprimer une attitude de rejet à l’égard d’une personne c’est condamner l’autre à se fuir lui-même et à fuir les autres. Cette blessure du rejet, comme de recevoir une remarque désobligeante, ou être rejeté par un parent ou un être aimé conduit l’humain à se croire sans valeur, elle déstabilise gravement sa confiance en soi.
Le rejet est le véritable cancer de la relation humaine, en fait la personne qui souffre du rejet se sent obligé en compensation à rechercher l’amour à tout prix. Plus la blessure est forte, plus la personne provoque, elle-même, des circonstances l’amenant à être à nouveau rejetée des autres, s’inscrivant ainsi dans un cercle destructeur sans fin. Guérir de la blessure du rejet nécessite un long travail sur soi-même, cela oblige à s’affirmer, à trouver sa juste place, à réapprendre à ne plus avoir la crainte de tout.
Autre blessure invalidante proche du rejet, est d’être confronté au sentiment d’abandon qui nous rend dépendant de l’autre et parfois sa victime. Souvent le sentiment d’abandon est provoqué par un parent peu présent pendant l’enfance et/ou par l’être que l’on aime le plus. Guérir de la dépendance initiée par le rejet nécessite de redevenir bien avec soi-même, d’apprendre à dédramatiser en toutes circonstances, à rechercher moins l’attention de l’autre et surtout, adopter le large et difficile programme à s’imposer, de renforcer son estime de soi pour soi et de moins en moins pour les autres.
Lise Bourbeau suggère que l’on ne naît pas masochiste, on le devient en subissant l’humiliation qui nous fait sentir être abaissé ou qui nous oblige à s’abaisser ou à abaisser l’autre outrageusement.
L’humiliation nait souvent durant l’enfance exposés aux maladresses des parents ou des enseignants qui nous la font subir. L’être devenu masochiste s’impose des contraintes et des obligations excessives, il ne se sent rarement reconnu pour tout ce qu’il fait. Le masochiste devient hypersensible et la moindre chose l’atteint. La victime de l’humiliation guérit en vérifiant la nature de ses besoins et en renonçant de porter sur son dos ce qui ne lui/elle n’est pas destiné en prenant également la décision avec intelligence et raison de lâcher prise face à ce qui l’opprime.
L’auteur du livre présente la personne qui souffre de l’injustice comme une personne qui ne se sent pas appréciée à sa juste valeur, qui ne se sent pas respectée ou qui croit ne pas recevoir ce qu’elle mérite. Ce type de blessure nait souvent dans l’enfance en quatre et six ans, elle incite l’être à devenir rigide, recherchant toujours la justesse à tout prix en devenant perfectionniste.
La guérison commence quand on prend conscience de la nécessité d’être moins perfectionniste, d’accepter de tolérer ses erreurs et celles des autres, en renonçant à avoir peur des jugements.
En conclusion, l’autonomie affective qui se libère de la dépendance de ses diverses blessures retrouve en quelque sorte sa joie de vivre initiale au quotidien et peut dès lors grâce aux choix fait avec son intelligence et en retrouvant sa raison d’être, enfin redevenir simplement lui/elle-même.
Quand Jean-Paul Sartre, philosophe du courant existentialiste, nous dit « l’enfer c’est les autres », il résume assez bien les méfaits des blessures qui nous empêchent d’être simplement soi, rendant vrai, que ce n’est pas si facile d’être soi-même en étant confronté aux autres.
C’est en pensant positif, que l’on pourra à nouveau vivre mieux. Comme la véritable beauté de l’être humain se trouve dans l’intention pure et la sincérité de son cœur. Si la chance vient du hasard, le bonheur naîtra seulement pour l’être qui le désire, qui le voudra, qui choisit d’agir pour le concrétiser.
La lecture et la méditation du contenu de ce livre nous apprendra que nous pouvons réellement agir pour nous libérer de nos blessures conscientes ou inconscientes afin de retrouver simplement le plaisir de vivre heureux.











