Les suisses auraient-ils voté majoritairement de la même manière si au lieu d’interdire les minarets, on aurait demandé d’interdire tous les clochers des églises ?
30 Nov
Helvétie et histoire de clocher…
27 Nov
Osmotique
13 Nov
Procrastination
La procrastination est la tendance à remettre systématiquement au lendemain les actions.
Les personnes affectées sont souvent des perfectionnistes qui n’acceptent pas l’idée de produire un résultat imparfait. Cette personne contourne le problème en ne faisant rien car l’envie trop forte de perfection a pour conséquence de mentalement exagérer la difficulté, la longueur ou le déplaisir de la tâche à effectuer.
La peur d’avoir succès peut être aussi une des causes de la procrastination quand on craint de devenir froid et distant avec les autres et de perdre ainsi la capacité à se faire des amis et à s’amuser.
A contrario la peur d’être seul peut inciter une personne à la procrastination jusqu’à que le problème devienne réel et qu’une personne survienne pour conseiller ou protéger.
Parfois, chez certaines personnes, repousser le travail que l’on attend d’eux est une façon de préserver l’autonomie et l’indépendance lorsque des ordres n’ont pas été exprimés clairement ou d’une manière ressentie comme injuste.
On recense trois domaines privilégiés de la procrastination :
- dans les études (et plus tard la vie professionnelle) ;
- dans la vie quotidienne (procrastination routinière) ;
- dans les prises de décision (procrastination décisionnelle).
Comment peut-on s’auto guérir de ce qui peut devenir une maladie invalidante ?
Diverses solutions existent :
- Simplement se motiver en se disant que personne n’est parfait et que vous avez droit aussi à ne pas l’être.
- Faire une liste des tâches que vous avez à faire et les classer par ordre de priorité. Puis tracer l’une après l’autre les tâches effectuées car cela motive pour aller au bout.
- S’accorder une récompense ou un petit plaisir chaque fois que vous avez fini une tâche.
- On peut parfois diviser un gros travail en plusieurs petites tâches selon le procédé de fixer des objectifs réalistes et atteignables que l’on est sûr de réussir dans un temps prévisible.
- Faire des petites pauses pour ne pas se décourager.
- On peut commencer par les tâches les plus difficiles et travailler ensuite sur les faciles.
5 Nov
Autophilie
Autophilie vient du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. Une personne est autophile lorsqu’elle a une très haute opinion d’elle-même. C’est une forme d’égocentrisme poussé à l’extrême. Il n’y a plus aucune autocritique ; tout ce que fait le sujet est parfait et supérieur à ce que font et ce que sont les autres. A l’inverse, l’autophobie est la crainte de soi-même, de la solitude. Le mot peut aussi être synonyme d’onanisme ou masturbation intellectuelle et d’autosatisfaction.
Curieusement, on utilise ce mot parfois aussi pour qualifier le défaut d’une personne qui aime trop sa voiture ou la passion des collectionneurs d’automobiles.
3 Nov
Ocytocine
Les médecins nous apprennent que l’ocytocine est une protéine produite par l’hypothalamus formé de neuf acides aminés dans une région du cerveau dédiée à la régulation biologique. Elle agit sur certains processus corporels et affectifs, on pourrait dire en simplifiant quelle rend gentil.
L’injection d’ocytocine dans le cerveau d’un mammifère produit des modifications significatives de son comportement : diminution de l’agressivité, augmentation de la sociabilité, plus grande résistance à la douleur, baisse de la tension artérielle, augmentation de l’appétit et comportement maternel chez les femelles. Ces effets persistent en moyenne deux fois plus longtemps chez les femelles que chez les mâles. Selon certaines expériences effectuées en neurosciences, chez l’être humain, l’inhalation d’ocytocine permettrait de majorer un état de confiance vis-à-vis d’autrui.
Les sentiments de confiance ou d’amour se traduisent par une augmentation de cette hormone. Son rôle serait important dans le développement de l’attachement dans le couple ou vis-à-vis des enfants. Elle expliquerait aussi lors de sécrétion particulière pourquoi l’homme fait confiance à des inconnus ?
Il s’agit d’une molécule initialement connue depuis 1906 en obstétrique pour déclencher le travail de la femme enceinte, elle serait également essentielle aux mécanismes cérébraux de la confiance. On sait aussi que les concentrations en ocytocine sont maximales chez l’homme et la femme lors de l’orgasme. Elle serait ainsi appelée l’hormone du câlin.
1 Nov
Ecoumène
Selon wikipedia : l’écoumène est une notion géographique pour désigner l’ensemble des terres anthropisées (habitées ou exploitées par l’Homme). Pour le dictionnaire français il s’agit simplement de la partie habitable de la surface de la Terre. Issu du grec ancien signifiant (« terre habitée ») participe passif féminin substantivé de oikeo (« habiter »), lui-même de oïkos (« maison »). Le mot serait de la même racine grecque, avec une orthographe différente, dont sont issus œcuménique ou œcuménisme.
Pour les scientifiques ce serait l’étude des milieux humains. Fondant leurs études sur la constatation que certaines morphologies géographiques fondent l’identité culturelle des peuples. Etudiant ainsi des lieux consacrés investis de significations symboliques hautement prégnantes, et qui fonctionnent comme des centres organisateurs structurant l’écoumène environnant.
Pour les géographes, l’écoumène est à la fois l’ensemble des terres habitées et la relation des habitants à ces territoires. Il est simultanément l’empreinte, celle de l’homme et de ses activités sur un territoire, et la matrice, celle de nos cultures et de nos sensibilités.
29 Oct
Les présénilines
Sont des membranes protéines situées sur le chromosome 14 qui font partie d’un complexe protéique. Elles sont par exemple responsables des diverses formes d’Alzheimer par des dépôts amyloïdes. L’accumulation de présélinine altère la mémoire des cerveaux âgés.
La production de la protéine amyloïde, en association avec une diminution de son élimination du cerveau, résultent en une cascade d’événements qui mène éventuellement à la dysfonction cellulaire, à la mort cellulaire, et aux troubles associés tels l’amylose secondaire, la maladie d’Alzheimer, et l’accident cérébrovasculaire, les fibres se déposent en grande quantité, elles sont la source d’un taux élevé de mort cellulaire, et du dérèglement des fonctions organiques.
Diverses recherches récentes en neurobiologies sur des souris ont mis à jour les divers éléments cités en relation avec la protéine PS1.
Ce que personne n’est toutefois arrivé à saisir, c’est le pourquoi et le comment PS1 mute-t-il, et qu’entraîne-t-il comme conséquences dans le cerveau. Evacuerait-il, comme certains le suggèrent, une protéine toxique appelée Amyloïde-beta, laquelle, ça on le sait, se retrouve en quantité anormale dans le cerveau des malades ?
Une chose est par contre connue: la mutante PS1 et la protéine qu’elle produit rendent les neurones davantage sensibles au stress et être davantage sensible au stress est susceptible de faire des dégâts. C’est sur ces bases qu’il faut lire la recherche dirigée par Kazunori Imaizumi, de l’Université d’Osaka.
27 Oct
Neuroéconomie
Selon wikipédia la neuroéconomie est une branche de recherche au croisement de l’économie et des neurosciences cognitives qui étudie l’influence des facteurs cognitifs et émotionnels dans les prises de décisions qu’il s’agisse d’investissement, d’achat, prise de risque, consommation.
En d’autres termes cette nouvelle science cherche à décrypter ce qui se passe lorsqu’on effectue une transaction commerciale et les mécanismes qui servent à la prise de décision.
On attribue la création de ce néologisme à l’américain Paul Glimcher qui a effectué les premières recherches dans les années 90 cherchant à éclairer l’analyse complexes des prises de décision par l’étude de zones neuronales. Sur ce sujet on trouvera des informations intéressantes à la lecture du Neuroéconomie, comment le cerveau gère mes intérêts édité chez Plon 2008 par l’auteur Sacha Gironde qui fait référence sur ce sujet.
19 Oct
